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VIBRAYE (72 320)

Z.A. du Bray

Catégorie : <span>PATHOLOGIES</span>

La compression sport, un réel intérêt ?

Le contenu de cet article provient de mes cours reçus lors du diplôme universitaire de trail running à Besançon, agrémenté de différentes études réalisées ces dix dernières années.

Les vêtements de compression (chaussettes, manchons, vêtements…) sont en vogue depuis une dizaine d’année en running. Dès les premiers signes de douleurs aux mollets, nous pensons à ces accessoires miracles pour nous soulager et nous surpasser.


Mais sont-ils vraiment efficaces ? Décryptage de leurs bénéfices, leurs limites et les recommandations d’experts du milieu.

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La compression sport, comment ça marche ?

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  • Le retour veineux

Que nous soyons assis ou debout, le sang descend par les artères et remonte par les veines, écrasées lors du contact du pied au sol. Ensuite, le mollet se contracte, « appuie » sur les veines et chasse le sang vers le cœur.

En pressant la peau, les muscles et veines, la compression active le retour veineux de + de 20%.

La compression en sport est intéressante à FAIBLE INTENSITE, lorsque la contraction du mollet n’est pas appropriée (marche lente, repos…).

En revanche, l’effort plus soutenu (6km/h et plus) optimise le retour veineux grâce aux battements du cœur et la contraction des mollets.

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  • Les vibrations

La compression agit comme un support musculaire et rend les muscles plus compacts. Les oscillations musculaires générées par l’impact au sol sont limitées (jusqu’à -33%). Ainsi, les pas sont potentiellement mieux absorbés.

Attention néanmoins à l’effet garrot (compression trop serré) et au dosage de compression !

Source : https://www.researchgate.net/publication/268751959_Effet_dose-reponse_de_la_compression_elastique_sur_les_vibrations_musculaires

Le manchon en trail et course : un réel intérêt ?
Le manchon à l’effort : un réel intérêt ?

La compression sport, quel intérêt ?

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Avant l’effort : permet de limiter le gonflement des jambes, sensation de légèreté ressentie.

PENDANT l’effort : la compression augmente la fréquence de pas et rend la foulée plus rasante. C’est peut être intéressant sur longue durée, mais délétère à courte durée car cela modifie notre manière « naturelle » de courir.

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NEANMOINS :

– Pour quelqu’un de bien entrainé, la compression est PEU UTILE car elle diminue la capacité d’adaptation.

– Elle est intéressante après des blessures d’ordre vibratoire (tennis elbow…).

– La compression peut présenter un intérêt potentiel en marathon pour la prévention de dommages intestinaux.

Compression et récupération

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Vulgarisation de multiples études sur la compression, par YLMSportsScience

En accélérant la circulation sanguine, la compression :

– augmente l’apport d’oxygène aux muscles (+15%) ;

– draine plus rapidement les toxines et favorise leur élimination (lactates +13%) ;

peut faire disparaitre les courbatures et autres contractures plus rapidement (jusqu’à 50%).

Ainsi, la compression en sport parait intéressante dans le but de FAVORISER LA RECUPERATION, que ce soit après de longs entrainements ou dans le cadre de courses à étapes, enchainements de matchs…

Limites de la compression :

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Etude sur les bas de contention, vulgarisée par YLMSportScience

Une étude publiée dans Sports Med par Da Silva et Al a montré que la compression n’avait pas d’effets positifs sur :

– les performances en course (de 50m à 5km) ;

– les sauts verticaux (vertical jump) ;

– la VO2max ;

– la concentration en lactates ;

– enfin, sur la perception de l’effort.

Si la compression est trop forte (compression inadaptée) à l’effort : effet garrot, surtout en montée avec la contraction naturelle du mollet.

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En conclusion, quand et comment utiliser la compression sport ?

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  • La compression est adaptée à tous les sports. Elle doit être adaptée en fonction des objectifs (récupération, gestion de l’effort…).

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  • Le sportif débutant, moins bien entrainé au départ, ressentira plus d’effet positifs que le sportif confirmé. Ses muscles étant moins adaptés à l’effort, ils sont plus sensibles aux courbatures et aux vibrations. D’où l’importance d’augmenter les charges d’entrainement PROGRESSIVEMENT.

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  • Chez le sportif confirmé (plus de 3 entrainements/semaine), la compression sera intéressante en récupération, pour mieux encaisser les charges d’entrainement.

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  • En récupération, privilégier les chaussettes plutôt que les manchons afin d’optimiser le retour veineux.

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  • On peut porter les chaussettes de compression autant de temps qu’on le souhaite, tandis que les manchons ne peuvent être portés que 2 ou 3h.

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  • Attention aux contre-indications médicales en cas de problèmes cardiaques ou artériels ! Toujours se référer à votre médecin traitant en cas de doutes.

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Merci à M. Ménétrier pour son intervention au DU Trail Running de Besançon !

Maladie de Sever – douleur au talon chez l’enfant

La maladie de Sever, qu’est-ce que c’est ?

La maladie de Sever est une pathologie de croissance du jeune sportif, située au niveau du noyau d’ossification de l’os calcanéus. Elle est favorisée :

  • par les tractions exercées par le triceps sural, par l’aponévrose plantaire et les muscles courts plantaires
  • par les compressions liées à l’appui.

L’augmentation des sollicitations mécaniques, le plus souvent sportives pendant la croissance, notamment sa phase d’accélération pubertaire, joue un rôle majeur. S’y ajoutent d’autres facteurs : génétiques, hormonaux ou nutritionnels.

La maladie de Sever est fréquente, représentant la deuxième localisation après la maladie d’Osgood-Schlatter. Elle survient en général entre 7 et 13 ans et touche plus souvent les garçons avec un sex-ratio de l’ordre de 4 à 5/1 .

Quels sont les signes ?

L’enfant se plaindra essentiellement de douleurs aux talons. L’atteinte est bilatérale dans 20 % des cas, mais asymétrique le plus souvent (pied d’appel) avec des douleurs de rythme mécanique.

Ces douleurs peuvent s’aggraver progressivement ou apparaître de façon intermittentes. Elles sont calmées par le repos et réapparaissent lors de la pratique du sport ou une marche longue.

Les sports de prédilection pour cette pathologie : l’athlétisme/course à pied, les sports d’appui et réception (football, handball, basket-ball…)

Le diagnostic est clinique. La face postérieure du talon est électivement et isolément douloureuse à la palpation. Le tendon calcanéen est normal. On peut également retrouver une douleur sous le talon.

La radio apporte-t-elle quelque chose ?

Dans certains cas, la radiographie peut mettre en évidence un noyau d’ossification fragmenté ou condensé, sans spécificité.

Mais le plus souvent, on retrouvera un aspect normal de ce noyau. Le contrôle par radio aura surtout pour intérêt d’éliminer d’autres pathologies très peu courantes (fracture de fatigue, ostéomyélite calcanéenne…).

La maladie de Sever, quels traitements ?

  • Les semelles orthopédiques, suite à un bilan podologique biomécanique et postural. Il n’est pas toujours nécessaire de compenser par une talonnette (bilatérale) car tout dépend de l’origine de la traction douloureuse. Les semelles orthopédiques permettront de corriger les troubles statiques et dynamiques du corps, accompagnées de chaussures avec un contrefort plutôt rigide.
  • Une diminution de l’activité sportive, sans forcément aller jusqu’à l’arrêt. Il faudra néanmoins adapter sa pratique sportive (éviter la compétition pendant quelques semaines)
  • Réaliser des étirements passifs doux des triceps suraux, particulièrement en cas de faible flexion dorsale de cheville.
  • Le kinesio-taping, en attendant le traitement par semelles orthopédiques.
  • Enfin, une  une meilleure préparation à l’exercice sportif, notamment pendant la phase d’accélération de croissance pubertaire associée à une alimentation adaptée riche en calcium et vitamine D ne doit pas être négligée. Une fois constituée, un diagnostic précoce permettant une prise en charge rapide et adaptée de ces ostéochondroses est essentiel*;

Cette prise en charge doit être expliquée pour obtenir l’adhésion de l’enfant et des parents et elle est optimisée par la communication entre les différents acteurs du traitement (médecin, chirurgien, podologue, kinésithérapeute, etc.).

Si vous souhaitez plus d’informations sur cette pathologie, n’hésitez pas à me contacter ici.

Si vous souhaitez prendre rendez-vous en ligne, vous pouvez cliquez sur  

Syndrome de l’essuie-glace

Le Syndrome de l’essuie-glace, qu’est-ce que c’est ?

Egalement appelée syndrome de la bandelette ilio-tibiale, cette pathologie typique du sportif est le résultat d’un conflit, d’une friction entre le condyle fémoral externe du genou et la bandelette ilio-tibiale. Cette douleur, parfois très invalidante, survient dans un premier temps régulièrement pendant la pratique sportive (20 à 30minutes par exemple), puis de plus en plus rapidement. En terrain vallonnée, la douleur peut également apparaitre plus rapidement.

On retrouve cette pathologie principalement en course à pied (running, trail…), cyclisme, randonnée…

Quelques notions d’anatomie et physiologie

La bandelette ilio-tibiale est une grande lame tendineuse qui nait de la réunion des muscles grands fessiers et tenseurs du fascia lata, sur la face externe de la hanche. Elle se termine sur la face supéro-latérale du tibia, comme le montre ce schéma :

Genou essuie glace
Anatomie bandelette ilio-tibiale – syndrome de l’essuie glace Source : http://tgvv.over-blog.com/article-20381691.html

Dans la pratique sportive, et particulièrement en running et cyclisme, c’est la répétition des mouvements de flexion/extension qui va provoquer un frottement de cette bandelette sur le condyle latéral, entrainant des microlésions des fibres collagènes de la bandelette ilio-tibiale, voire parfois une bursite entre celle-ci et le condyle.

Quels sont les signes cliniques du syndrome de l’essuie-glace ?

Lors de l’examen en cabinet, le sportif ne ressentira, le plus souvent, aucune douleur à la palpation. C’est pourquoi l’interrogatoire du patient est primordial afin d’établir le diagnostic, les explications sur la douleur ressentie permettant d’éliminer d’autres pathologies.  Il m’arrive également de demander au patient de courir juste avant de venir en consultation, afin de confirmer le diagnostic.

Quelques tests peuvent également réveiller la douleur :

  • Le test de Renne : la douleur apparait spontanément en demandant au patient de se tenir sur la jambe douloureuse, en pliant son genou à 30-40°
  • Le test de Noble : patient allongé sur le dos, le podologue fléchit le genou du patient à 30° et va appuyer sur la face externe du condyle latéral.

Pourquoi consulter un podologue du sport?

La consultation chez un podologue du sport est une aide importante à la prise en charge thérapeutique. En plus de l’examen clinique, il cherchera la cause de la douleur par ces examens :

  • examen de la chaussure : vérifier si elles sont bien adaptées à la pratique sportive, si l’usure est plus marquée d’un côté…
  • analyse statique : sur plateforme podométrique, afin de quantifier les appuis et rechercher d’éventuels troubles comme un genu varum, une inégalité de longueur, des rétractions musculaires…
  • analyse dynamique : sur tapis de course ou sur home trainer, afin de mettre le sportif dans ses conditions habituelles de pratique sportive. Dans le cadre de la course à pied, elle permettra d’analyser les différentes phases du pas (amortissment – phase d’appui – propulsion) du patient et, si besoin, conseiller le sportif sur comment améliorer son geste technique, très souvent négligé !

Le syndrome de l’essuie-glace, quels traitements ?

  • Le repos sportif, en premier lieu
  • la physiothérapie, manœuvres d’étirements spécifiques
  • les semelles orthopédiques : réalisées par le podologue du sport qui prendra en compte les troubles statiques et dynamiques afin de répondre au mieux à la cause de la douleur
  • conseils sur le geste technique (raccourcir la foulée, augmenter sa fréquence…). Ce dernier point est souvent négligé.
  • La reprise de l’entrainement se fera progressivement, en alternant les vitesses de course, les surfaces d’entrainement et en évitant les sorties longues dans un premier temps.

Si vous avez des questions sur cette pathologie, n’hésitez pas à me contacter via le formulaire de contact!

 

 

Diplômé FIFA médecine du football

C’est avec une grande joie que je vous annonce avoir décroché, en ce jour de début de coupe du monde, le diplôme de la FIFA médecine du football !

Le diplôme de la FIFA médecine du football est un cours en ligne conçu pour aider les cliniciens à :

  • apprendre comment diagnostiquer
  • gérer les blessures et les maladies liées au football.

Le cours est conçu spécifiquement pour les cliniciens de soins primaires, y compris les médecins, les physiothérapeutes et les autres praticiens de la santé. Il permet de brasser de nombreux sujets comme :

  • les pathologies du membre inférieur (pied, genou, hanche), qu’elles soient musculaires, articulaires…
  • les pathologies du membre supérieur, tronc, cou et machoire
  • l’interaction sur le terrain entre les différents professionnels de santé, les joueurs et l’entraineur
  • les spécificités de l’entrainement chez les enfants, le football féminin, le football handisport…
  • Fonctionnement d’un staff médical sur le terrain et au sein d’une équipe, niveau amateur et professionnel
  • Prévention des pathologies dans le football
  • Action sociale du football dans le monde

Ce programme riche et très complet m’a permis d’acquérir de nombreuses connaissances, notamment en matière d’entrainement et de prévention des blessures (programme FIFA 11+ qui donne d’excellents résultats par exemple).

Elle m’a egalement permis de cerner la placer du podologue dans un staff médical d’une équipe de football.

Ce nouveau diplôme me permettra, ainsi, de mieux recevoir mes patients footballeurs au cabinet !

Un grand merci à la FIFA de nous proposer cette formation, prenante mais très intéressante.

 

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter ici 🙂

Petit clin d’oeil au club local – US Vibraye 🙂

Ongle incarné : causes et traitement

 

L’ongle incarné est la pénétration anormale d’une esquille unguéale dans le sillon médial ou latéral de l’orteil. Il ne guérit jamais spontanément et touche principalement le gros orteil. Il s’agit d’une pathologie fréquente et invalidante, pouvant concerner le patient de tout âge.

Ongle incarné – CHEM – Carreira

Causes de l’ongles incarné

Elles peuvent être de diverses natures :

  • Cause la plus fréquente : mauvaise coupe d’ongle par le patient (accidentelle, transmission de mauvaises habitudes de coupe…) L’inflammation s’installe lorsque le patient s’obstine à vouloir continuer de couper son ongle malgré la douleur.
  • Traumatismes : chocs, se faire marcher dessus, compression ponctuelle par les bas de contention…
  • Troubles statiques et dynamiques : hyperpronation de l’avant-pied, hallux valgus…
  • Chaussage : empeigne de la chaussure trop étroite, talons hauts, coutures mal placées dans les chaussures…
  • Le sport : contraintes au bout du pied (course à pied, football, escalade, basket, badminton, danse classique..
  • Causes congénitales : prédisposition familiale ou génétique,
  • Certaines maladies : cardio-vasculaire (entraînent un épaississement et modification de courbure de l’ongle), diabète (modifie tablette unguéale), psoriasis (épaississement, effritement, fragilité de l’ongle), pathologies thyroïdiennes (déformations unguéales)
  • Causes liées aux traitements : chimiothérapies (entraînant une fragilité cutanée et des muqueuses, déformation/dédoublement de l’ongle…)

Différents stades de l’ongle incarné

  • Stade 1 : ongle incrusté. Atteinte légère correspondant à une agression d’une partie saillante de l’ongle sur le bourrelet. On aura une petite gène lors de l’activité physique ou la marche, parfois une légère inflammation et une petite formation de peau autour de la zone lésée

ongle incarné stade 1 - CHEM
ongle incarné stade 1

  • Stade 2 : ongle incarné avec une inflammation et une douleur localisée et précise. Très douloureux à la pression directe, elle peut être accentuée en fonction du chaussage. Le bourrelet est rouge et tuméfié. L’accès à l’ongle est plus difficile

ongle incarné stade 2 - CHEM
ongle incarné stade 2

  • Stade 3 : ongle incarné infecté avec bourgeonnement. Douleur à la pression, même légère (« le passage du drap », par exemple) avec une présence de pus et d’un saignement. Le harpon unguéal est enchâssé dans la peau. Sans traitement, l’infection peut s’étendre de façon beaucoup plus importante.

ongle incarné stade 3 - CHEM
ongle incarné stade 3

Traitement de l’ongle incarné

  • Par le Pédicure-Podologue : c’est le professionel de santé à consulter en 1ère intention, quelque soit le stade de l’ongle incarné. Il consistera à couper l’éperon qui créé la douleur. Une pose de mèche en coton ainsi qu’un contrôle quelques jours après le soin pourra être nécessaire afin de contrôler l’évolution.

esquille ongle incarné - podologue carreira
esquille d’ongle incarné retirée au cabinet

  • Au stade 3, le traitement pourra être accompagné d’un dispositif de pansements afin d’écarter les bourrelets de l’ongle et libérer la zone de conflit.
    • Si malgré ces soins, le traitement s’avère insuffisant, il faudra alors réaliser un traitement plus invasif par un chirurgien spécialisé dans l’ongle incarné, notamment dans la méthode de phénolisation.
  • L’orthonyxie, ou orthèse d’ongle, est un appareillage destiné à corriger une déformation d’ongle, responsable d’ongles incarnés ou incrustés, de cors péri-unguéaux…
  • Les semelles orthopédiques, pour corriger les troubles statiques et dynamiques (éviter la pronation excessive du pied, limiter l’évolution de l’hallux valgus…)

 

Merci au CHEM pour la formation dispensée récemment ainsi que pour les photos.

Diabète et sport : les bienfaits du « walking-football » !

Diabète et sport

Un projet financé par la FIFA et promu par la Fédération Portugaise de Football a permis à 32 diabétiques, âgés de 50 à 72 ans, de jouer au « walking football » : le « football-marche ». Les bénéfices étaient évidents pour tous après 12 semaines de pratique !

Diabète et sport – pratique du walking-football : Apprentissage des régles : pas de contact, pas le droit de courir, pour limiter les risques sur le pied diabétique

  En France, en 2015, plus de 3,3 millions de personnes étaient traitées pharmacologiquement contre le diabète (source santé publique France). Par ailleurs, le diabète de type 1 touche de plus en plus d’enfants : en 2015, plus de 2 200 enfants ont été identifiés comme nouvellement atteints de diabète de type 1.

Diabète et sport : une solution pour mieux vivre son diabète ?

La Fédération Portugaise de Football l’a appelée : « La révolte des diabétiques ». L’idée principale de ce projet, financé par la FIFA, était d’étudier les bénéfices du sport sur cette maladie.

Ainsi, un échantillon de 32 hommes, tous diabétiques, entre 50 et 70 ans, a été choisi pour jouer toutes les semaines au « walking football » : le football joué en marchant, sans contact physique, courir n’étant pas autorisé. Cela diminue ainsi les risques pour le pied diabètique. « C’est pour ça que je peux jouer avec mes lunettes », avance un participant de 70 ans.

Les réactions des joueurs :

Les bénéfices ont été immédiats et racontés par les pratiquants : « Je me sens plus léger », raconte l’un d’eux. « Je peux enfin me couper les ongles des pieds sans demander l’aide de ma femme », explique un autre pratiquant.

  • « Si vous n’étiez pas ici aujourd’hui, que feriez-vous?
  • « Je ne ferai rien en particulier »

Au fond, ils n’avaient qu’une seule peine : que cette initiative n’ait duré que 12 semaines. « Vous ne pouvez pas essayer de nous donner un petit coup de main pour que l’expérience se poursuive? » demande un participant.

Bientôt son développement dans les clubs locaux ?

Désormais, le défi de la Fédération Portugaise de Football, en collaboration avec l’Instituto de Saúde Pública da Universidade do Porto (Université de Santé Publique de Porto) est de développer cette pratique du walking-football chez les diabétiques. L’idée est que les clubs locaux s’associent aux centres de santé pour créer des initiatives de ce genre.

« Le football est un médicament », racontent les diabétiques choisis pour cette expérience.

Bientôt une initiative similaire en France? 🙂

Rappel : il est important, lorsque l’on est diabétique, de faire surveiller ses pieds par un pédicure-podologue.

Voici les explications 🙂

Diabète et sport : pratique du walking-football

Source de l’article : https://maisfutebol.iol.pt/video/walking-football/agora-ja-consigo-cortar-as-unhas-dos-pes-sem-pedir-a-minha-mulher

voûte plantaire sur une pierre - Kapandji

Voûte plantaire : biomécanique de la marche

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Au cours des prochaines semaines, je vais aborder avec vous plusieurs articles sur la voûte plantaire, un des motifs principaux de consultation en podologie. Pour bien la comprendre, j’aborderai dans un premier temps sa biomécanique lors de la marche et ses facultés d’adaptation. Puis nous verrons les différentes pathologies touchant la voute plantaire (épine calcanéenne, aponévrosite plantaire, hallux valgus, leddherose…) et ses principales déformations (pieds plats, pieds creux…)

La voûte plantaire, qu’est-ce que c’est ?

La voûte plantaire est un ensemble architectural associant harmonieusement tous les éléments ostéo-articulaires, ligamentaires et musculaires du pied.

Elle est l’équivalent, au pied, de la paume de la main. Mais au cours de l’évolution, son adaptation lui a permis d’assumer une nouvelle fonction à l’Homme : celle d’assurer la meilleure transmission possible du poids du corps vers le sol, malgré toutes ses inégalités, lors de la station debout et de la marche, de la course et du saut…

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La maladie de Köhler-Mouchet

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La maladie de Köhler, qu’est-ce que c’est ?

La maladie de Köhler est une pathologie de croissance typique de l’enfant. Il s’agit d’une ostéochondrose de l’os naviculaire du pied. Elle touche principalement le jeune garçon, sportif ou hyperactif, principalement vers 7-8 ans. L’atteinte est dans la plupart des cas unilatérale.

NB : Une ostéochondrose est une anomalie de croissance de l’os et du cartilage chez l’enfant, où l’on constate une interruption de la vascularisation du noyau d’ossification de l’os concerné.

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Lettre Sport – Kinesio-taping et cyclisme

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Pour débuter cette année en beauté, j’ai le plaisir de partager avec vous mon témoignage professionnel apporté dans la Lettre Sport n°10, publiée régulièrement par l’entreprise BSN Médical , spécialisée dans le domaine de la contention en milieu sportif notamment.

Cette Lettre Sport de décembre 2015 porte sur le thème : « Le Taping Neuro-Proprioceptif, c’est aussi pour les cyclistes ! » et est diffusée à l’ensemble des professionnels du monde du sport. Pour l’alimenter, BSN Médical fait régulièrement appel à des professionnels de santé spécialisés dans le milieu du sport afin d’apporter un témoignage sur l’utilisation de leurs produits.

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L’amorti à la marche et course à pied : attention aux amalgames

La notion d’amorti est devenue monnaie courante de nos jours, et particulièrement en course à pied. Les marques développent des systèmes de plus en plus sophistiqués et tous les ans, des « révolutions » sont annoncées dans ce domaine.

Cependant, il est important de comprendre la subtilité existant entre amorti et absorption de choc… Notions souvent mal interprétées et utilisées lorsque nous entendons parler de chaussures « amortissantes ». En savoir plus

Participation au Practicum de chirurgie du pied à Madrid

 Ce week-end se déroulait en Espagne le 2ème Practicum de chirurgie du pied à l’Université San Pablo à Boadilla del Monte, banlieue de Madrid, dispensée par l’association Cirugia Podologica. Cette formation, destinée aux podologues français avait pour objectif d’actualiser et approfondir les connaissances anatomiques et chirurgicales des pathologies de l’avant-pied : principalement l’ongle incarné, mais également l’hallux valgus, le névrome de Morton, les griffes d’orteil… Dispensée en français et espagnol, la formation était axée sur la physiopathologie des déformations, le traitement chirurgical ainsi que la stratégie de prise en charge podologique à posteriori.

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Le syndrome de Morton

Le syndrome de Morton, qu’est-ce que c’est?

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Il s’agit de la compression d’un nerf plantaire qui passe entre deux métatarsiens, le plus souvent dans le 3ème et 2ème espace, entrainant une douleur intense, irradiante. On parle de syndrome canalaire : chaque nerf plantaire est situé dans un « canal » composé au-dessus, du ligament transverse inter-métatarsien et en dessous, du ligament transverse superficiel.

Ainsi, deux principales causes peuvent provoquer cette douleur :

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Les blessures du cycliste

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Ce week-end du 22-23 août auront lieu les 24 heures du Mans Vélo, sur le circuit Bugatti! Pour la 2ème année consécutive, je serai présent avec 5 autres membres de l’association AIR Pod pour prodiguer des soins (massages, poses de bandes de taping…) et analyses « flash » (fitting) sur les vélos. L’occasion est donc parfaite pour faire le point sur les différentes blessures du cycliste, avec cet article du docteur Gérard Porte, ancien médecin chef du Tour de France et de la Fédération Française de Cyclisme, dont voici quelques extraits : En savoir plus

spécialiste des pieds - Aponévrosite Plantaire

Aponévrosite plantaire

Qu’est-ce que c’est ?

L’aponévrosite plantaire, également appelée « fasciite plantaire », est une pathologie, le plus souvent mécanique, de l’aponévrose plantaire (structure ligamentaire située sous la plante du pied) liée à l’augmentation des contraintes physiques soit par augmentation de la compression, soit par hyper sollicitation en traction verticale lors de la marche. En savoir plus

Maladie d’Osgood-Schlatter chez l’enfant sportif

Osgood Schlatter, qu’est-ce que c’est ?

Egalement appelée ostéochondrite du genou, la « maladie » d’Osgood-Schlatter est une pathologie de croissance localisée sur la tubérosité tibiale antérieure (TTA). Cette douleur de genou est assez commune chez le grand enfant et l’adolescent sportif (entre 10 et 15 ans en général).
Cette « maladie » comme on l’appelle, est due à des microtraumatismes répétés en traction, s’exerçant par l’intermédiaire du ligament patellaire sur la TTA, relativement fragile pendant la période de croissance. En savoir plus

La compression sport, un réel intérêt ?

Le contenu de cet article provient de mes cours reçus lors du diplôme universitaire de trail running à Besançon, agrémenté …

Motivation pour 2022

Motivation pour 2022

MOTIVATION !   Il en faut pour garder un bon état d’esprit nous permettant d’avancer. Être entouré de personnes …

Etude posturale cycliste - niveau laser

Etude posturale cycliste et Club Elite Sarthe

Depuis octobre 2021, j’aide les sportifs de haut niveau du Club Elite Sarthe à atteindre les plus hauts objectifs, …